Le montage

Par Julien-Comtet, 17 décembre 2012

« Traditionnellement, la peau est cousue sur l’instrument à l’aide de lanières de cuir tressées (et / ou de cordes), la tension étant obtenue en plaçant celle-ci devant un petit feu de paille. Cette technique est toujours utilisée dans de nombreuses régions du Mali, notamment chez les Khassonké et les Soninké. Depuis quelques décennies, le système de montage moderne est réalisé avec un tressage de cordes en nylon et trois cercles métalliques, ce qui permet d’obtenir une tension plus haute et plus stable ; il n’est donc plus utile de chauffer la peau devant un foyer. Cette technique a été adoptée principalement dans les villes ainsi que sur la majorité du territoire malinké. »

La qualité du travail effectué lors du montage n’aura pas qu’une importance esthétique. Elle jouera sur la sonorité et même sur la longévité de la peau. Par exemple, le cerclage ne doit être ni trop large ni trop serré ; la peau doit être parfaitement sèche avant d’effectuer la tension verticale du cordage, etc. Si l’on n’a ni l’envie ni le temps d’apprendre à monter ses propres instruments, il est préférable de s’en remettre à un professionnel.

MINOLTA DIGITAL CAMERA(Source : Mémoires de djembéfola, Essai sur le tambour djembé au Mali, Julien Comtet, L’Harmattan, 2012)