Le Balafon et ses origines

Par adama toure, 2 juin 2014

Le balafonbala ou balani est un instrument de percussion idiophone originaire d’Afrique occidental. C’est une sorte de xylophone, soit pentatonique, soit heptatonique. En malinké, « balafon » vient des termes bala (l’instrument) et fon (sonne).

 

 

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On retrouve des balafons dans de nombreuses régions d’Afrique, tous différents les uns des autres. Certains sont très sophistiqués, d’autres très simples; d’autres encore sont gigantesques.

Le premier balafon serait né dans le Royaume de Sosso, entre la Guinée et le Mali. Ce balafon existe encore et est nommé Sosso Bala.

Cet instrument est cité dans l’hymne Nationale du Sénégal «Pincez tous vos koras, frappez les balafons  »

  • Bala est le balafon à grosses calebasses, et lames larges (régions de Kolokani et Bobo djoulasso  entre autres), aux sons graves. Ce balafon est parfois appelé Bala dioula ou Bala sénoufo. Le nombre de lames qu’il comporte et la manière de l’accorder varient en fonction des régions, mais les balas de 14 à 18 lames en accord pentatonique sont les plus fréquents.

bala 21 senoufo det

  • Balani (ni est un diminutif), est le balafon à petites calebasses, aux lames étroites (3 à 4 cm), usuellement utilisé dans les orchestres, et à la tessiture plus élevée mais à l’ambitus généralement égal ou plus faible que le Bala. Il comporte généralement 21 lames. Aujourd’hui, l’accord le plus souvent rencontré est diatonique. Traditionnellement, l’accord serait plus proche d’un accord équiheptatonique, très différent du système musical occidental.

Il est composé d’une structure de bois légère nouée avec des lanières en cuir, sur laquelle des lames en bois durs sont rangées en taille et hauteur croissantes (plus les lamelles sont courtes, plus le son est aigu) et des paires de petites calebasses sont placées en dessous formant des caisses de résonance. Parfois ces calebasses sont percées et les trous sont recouverts de membranes qui vibrent (système du mirliton). Traditionnellement ces membranes sont des toiles d’araignées ou des ailes de chauves-souris, aujourd’hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique. Comme les calebasses sont de plus en plus grandes d’un côté, le balafon est plus haut d’un côté que de l’autre.

Pour éviter d’avoir un instrument trop large, les facteurs les courbent légèrement en arc de cercle, afin de permettre au musicien placé en son centre, de toucher toutes les lames sans se déplacer. Un balafon est généralement capable de produire de 18 à 25 notes (et comporte donc autant de lames). Cependant, certains balafons portables en comportent beaucoup moins (16, 12, 8 voire 6 ou 7).

 

Balafo au Sénegal (gravure 1825)

 

On en joue soit debout avec des sangles soutenant le balafon, soit assis, et on le frappe au moyen de deux baguettes recouvertes de caoutchouc.

Un orchestre est souvent composé de trois balafons, un grave, un médium et un aigu accompagnés de tambours verticaux  djembe et de tambour d’aisselle tama. Au Cameroun, certains orchestres comportent aussi un saxophone, ce qui permet à la musique traditionnelle d’évoluer.

Parmi les joueurs de balafon, on trouve El Hadj Djeli Sory Kouyaté, Mory Kanté, Adama Condé, Aly Keita, Gert KIlian le balafoniste blanc,Moussa Hema, Seydou Diakité dit « Kanazoé », Amadou Kienou, Lanssiné Diabaté.

Un festival qui lui est consacré, triangle du balafon, se déroule chaque année à Sikasso (Mali). La construction d’un musée du balafon est prévue à Sikasso, à Bougoula-Hameau.

Source Wikipédia